08 octobre, 2007

Sècheresse : l'eau de la Durance de plus en plus convoitée

Les quelques averses d'hier et de la nuit ne suffiront pas à combler le déficit pluviométrique en Paca où la sècheresse est qualifiée « d'aiguë » par les pouvoirs publics. Successivement, les préfectures du Var et du Vaucluse ont prolongé les mesures de restriction à l'usage de l'eau dans leurs départements jusqu'à la fin octobre.

(...) Le préfet de région a donc demandé à EDF d'augmenter le quota d'eau qu'il fournit aux différents utilisateurs, moyennant une indemnisation.

(...) La loi prévoit l'indemnisation d'EDF pour ces dépassements de quotas car « C'est une eau qui risque de nous manquer pour la production hydroélectrique », explique Patrick Sambarino, directeur adjoint de l'unité de production Méditerranée d'EDF, qui précise que le prix devrait atteindre au moins 35.000 euros le million de m3. Selon les premières estimations des besoins agricoles, qui restent importants jusqu'au 15 octobre, les prélèvements pourraient atteindre 50 millions de m3, soit une note de 1,5 à 2 millions d'euros qu'EDF a accepté de ne percevoir qu'en 2008. Les modalités de paiement entre l'Etat, les Conseils généraux du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, le conseil régional et les agriculteurs sont en cours de négociation.
Source: Les Echos 6 octobre 2007

2 commentaires:

Anonyme a dit…

De l'eau de la Durance achetée à EDF, pour les agriculteurs, et payée par... le contribuable. Pourquoi?

J-Louis Couture a dit…

Cet article mériterait être précisé. La situation de la Durance est complexe, et se comprend par l'histoire et le droit donnant une cohérence à cette complexité. Les syndicats d'agriculteurs irrigants à l'aval ayant des droits d'eau datant au + du Moyen-Age, le barrage EDF de Serre-Ponçon n'a pu être construit en 1955 qu'en garantissant la sécurité d'usage de ces droits. Si les agriculteurs (maraîchers, arboriculteurs) en sont privés, il faut une compensation en raison du "manque à gagner" (chiffre d'affaires, emplois,...). Problèmes: 1. ces syndicats desservent aussi de l'urbain en "eau brute" (et pas slt de l'agricole ??) 2. EDF ne consomme pas d'eau mais la turbine (et peut arrêter une centrale thermique: où est son manque à gagner ?) et la relache toujours à l'aval pour l'irrigation (canal EDF en Rive G) comme pour le soutien d'étiage (lit Durance+ reprise irrigation en RD aval). Le Var n'est concerné que par l'eau du Verdon (canal SCP).